30 scientifiques de 10 pays différents : un exercice international pour se rapprocher de la vérification du désarmement nucléaire

2019-09-09

Aujourd'hui, un exercice international débutera sur le site du Centre d’Etude de l’Energie Nucléaire (SCK•CEN) à Mol afin de mettre à l’essai et de comparer des techniques de mesure de désarmement nucléaire. « Les techniques appropriées nous permettront de vérifier si des armes nucléaires ont réellement été démantelées et si les matières fissiles en ont été retirées », explique l’organisateur Klaas van der Meer (SCK•CEN). Plus de 30 participants issus de 10 pays s’engageront dans cet exercice d’une dizaine de jours.

Le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires en vigueur depuis 1970 vise à parer à la dissémination des armes nucléaires. Le traité contient un article dans lequel les États actuellement dotés de l’arme nucléaire s’engagent à démanteler leur arsenal d’armes nucléaires. Après la guerre froide, les États-Unis et la Russie - anciennement l’Union soviétique - ont démantelé des dizaines de milliers d’armes nucléaires bien qu’aucun accord n’ait été prévu sur un désarmement futur ou sur les procédures de vérification du désarmement nucléaire. En 2014, le ministère des Affaires étrangères des États-Unis a annoncé que le gouvernement américain dirigerait l’International Partnership for Nuclear Disarmament Verification (IPNDV - Partenariat international pour la vérification du désarmement nucléaire) en coopération avec la Nuclear Threat Initiative (NTI). « Des procédures ont été élaborées et testées au sein de l’IPNDV afin de contrôler le démantèlement des armes nucléaires. Nous accordons une attention toute particulière aux méthodes de mesure qui soutiennent ces procédures », poursuit Klaas. « La Belgique, avec ses connaissances exhaustives et pointues en nucléaire, a également été invitée à s’engager. »

Tous les pays participants de l’IPNDV se réunissent régulièrement en vue d’approfondir les différents aspects de la vérification du désarmement nucléaire. Au cours de l’exercice international organisé par le SCK•CEN du 9 au 20 septembre inclus, ils se pencheront sur des méthodes de mesures techniques et procédurales. « Les participants mesurent des structures de matériaux nucléaires, qui ont une composition, une masse et une couche de blindage différentes », explique l’organisateur Klaas van der Meer (SCK•CEN). Alessandro Borella (SCK•CEN), co-organisateur, ajoute : « Étant donné que nous connaissons en détail la composition du matériau, nous sommes capables d’évaluer la précision des techniques de mesure pour ensuite identifier les points à améliorer. » L’exercice donne un aperçu de l’efficacité des techniques de mesure utilisées. « Il nous permet de mieux choisir les technologies nécessaires et de poursuivre l’objectif de désarmement nucléaire », conclut Klaas van der Meer (SCK•CEN).

Une assemblée internationale

Le « Partenariat international pour la vérification du désarmement nucléaire » rassemble des expertises de plus de 25 états, dotés ou non de l’arme nucléaire, pour s’attaquer aux défis complexes de la vérification du désarmement nucléaire. La Belgique est un partenaire officiel au sein de l’IPNDV et ce depuis le lancement de la première phase du Partenariat en 2015. Des représentants du SCK•CEN ont d’ailleurs mené l’organisation de cet exercice pratique. Les participants viennent des quatre coins du monde. « La Belgique, la Finlande, la Norvège, la Hongrie, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Union européenne, l’Australie, le Canada et le Japon sont représentés. Les Pays-Bas et l’Allemagne feront office d’observateurs », clarifie le co-organisateur Alessandro Borella (SCK•CEN).

Plus d'infos

www.ipndv.org